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Samedi 1 mars 2008
1908-2008 ! Ça fait 100 ans  !

Les ripple-marks se forment à la marée descendante, au gré du mouvement des vagues et des obstacles rencontrés.
 
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C'est à une  poignée d'hommes audacieux et novateurs que nous  devons l'idée d'une station balnéaire à  Hauteville Sur Mer. Avant 1900, le littoral était  vierge et constitué de dunes importantes, couvertes d'oyats et  d'élymes, plantes qui protégeaient les dunes  bordières de la fureur des vents de mer et qui  permettaient de contenir avec souplesse les assauts redoutables de l'Océan dans les grandes marées accompagnées de vents violents.

undefined Une des premières villas construites, dès 1908 par Louis CIRÉE l'architecte promoteur de "Garden Plage".
Celle-ci est aujourd'hui restée telle quelle. Elle s'est juste un peu rapprochée de la plage protégée par la digue.


Cette pêcherie, "LA MAILLARD", existait déjà à l'époque au sein d'une dizaine d'autres, toutes semblables, mais elle est la seule à survivre aujourd'hui.
Le propriétaire de la pêcherie, Marcel LEPEU, attend que la mer finisse de redescendre, avec sa moisson de poissons (bars peut-être ?) dans le benâtre*.

* Benâtre : du mot gaulois "benna" (benne), le réceptacle-récipient qui recueille la pêche...
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Mais c'est seulement vers 1907 que les pionniers des bains de mer vont précipiter le destin  de Hauteville-Plage... Dès 1908, Mr Chaussemiche qui  était par ailleurs le Conservateur du Palais de  Versailles, proposa sur le marché de la construction,  des chalets moitié en pierre-moitié en bois,  chalets qui portent actuellement le nom  générique de chalets "Chaussemiche" et  auxquels il avait attribué des noms assez  poétiques et résolument en accord avec le  milieu maritime: "Les Mouettes, Les Courlis, La Brise, La  Vague, Les Tamaris". Ces constructions étaient vendues à l'époque 16000F... Les cinq petites villas coquettes existent encore et vous pouvez les  rechercher et les retrouver aisément dans la station.
 

D'autres promoteurs parisiens avaient  eux-aussi senti le vent de possibles affaires à  réaliser dans ces lieux "enchanteurs": MM. Louis Cirée, architecte des magasins "Le Printemps", Desgardins, professeur d'Anglais et Antony de Barbe, dont  une importante rue de la Plage porte le nom avenue Antony de  Barbe. Elle vient d'ailleurs d'être  réaménagée avec beaucoup de goût,  de sobriété et d'efficacité cette  année.


Déjà, en août 1907 le  Conseil Municipal d'Hauteville, avec l'assentiment de son  Maire Gabriel Lemesle, avait vendu à la  société Cirée-Desgardins 10 hectares de  dunes pour ... 2000 F.
undefined "La vague" un des cinq chalets construits par Benjamin CHAUSSEMICHE, architecte talentueux,
prix de ROME et entre autres conservateur du Palais de VERSAILLES.

En 1912, les investisseurs qui avaient  été rejoints par Mr De Barbe,  possédaient en tout 22 hectares constructibles. Le  succès suivit et vous voyez ce qu'il est advenu :  l'essai a été transformé. Un  entrepreneur de Montmartin Sur Mer, Maurice Legrand,  construisit à lui-seul une trentaine de petites  villas typiques qui portent sa signature sur fond de plaque  jaune.

Au début de cette ruée vers  la mer, les "colons"des dunes donnent aux rues des noms qui  trahissent leurs origines : avenue d'Iéna pour  l'actuelle avenue de Barbe, rue des Pyramides ou rue de  Rivoli... undefined Les premières villas s'édifient le long de l'avenue de l'Aumesle.

 

Mais, bientôt, il faudra construire  une digue pour résister aux assauts de la mer qui  cherche juste à reprendre ses droits. Elle est  réalisée en 1933 par l'entreprise FRASNEL de  Granville. Longue de 900 m, elle reviendra à 900 000  F. Elle est inaugurée en 1934 par Monsieur Morel le  maire, en présence de hautes personnalités comme Pierre Appel, le sous-secrétaire d'État au tourisme, le préfet M. Lachaze et le conseiller  général local, le Dr André  Pigaux...

Pour protéger par exemple cette villa mauresque (l'hôtel de la mer) qui a bien changé en 2008

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Mais, à notre époque, sur l'estran...
undefined ... Jean-Paul Peltier vérifie que le reste de la troupe suit bien le tracteur de Marcel Le Peu

Au début de ce troisième  millénaire Hauteville décuple sa population en  période estivale (de 625 à près de 7000  habitants...)




 
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Les origines de la station balnéaire
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Mardi 18 décembre 2007
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Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : La culture et les loisirs
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Samedi 3 novembre 2007


                      Suivons Thor jusqu'au bout de la nuit...

 
 

 
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  LES OIES DU CHÂTEAU DE PIROU
Le site du normand, Magène
(Cliquer sur ce lien)


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Les pirotes





Il existe sur les bords de la mer, entre Coutances et Lessay, un château nommé Pirou, dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Maintenant au milieu d'une plaine aride, nue, exposée au vent de la mer, jadis il était entouré de hautes forêts. C'est un fait dont M. de Gerville a trouvé la preuve dans les anciens titres dans la Châtellenie. La cause probable du changement dans la nature du terrain est le rapprochement de la mer qui incontestablement, depuis un temps immémorial, dévore par degré les rivages de la presqu'île du Cotentin, et dont les vents, comme il est notoire sont si funestes à la croissance des arbres. Quoiqu'il en soit, voici ce qu'un auteur du siècle de Louis XIV, connu sous le nom de Vigneul-Marville, et le savant Bullet, dans son Dictionnaire Celtique, nous racontent qui arrivait de leur temps au château de Pirou, fait singulier que le premier déclare tenir du seigneur de ce château même.
 Au printemps de chaque année, une grande quantité d'oies sauvages, venant des marécages voisins, s'abattaient dans les cours et les fossés du château pour y faire leurs petits. Les habitants avaient soin de préparer à ses hôtes des nids commodes avec de la paille. Pendant leur séjour, ces volatiles parcouraient avec la plus grande familiarité le château et les jardins. Quand les petits étaient assez forts pour voler, toute la colonie disparaissait en une nuit sans qu'on s'en aperçut, et c'était pour jusqu'à l'année suivante. Voilà ce que nous trouvons attesté comme une chose constante et vérifiée. Maintenant voici, d'après les mêmes auteurs, l'histoire merveilleuse bâtie sur ce fondement et qu'avait conservée une tradition locale d'une ancienneté indéfinie.
 Lorsque les Normands, nos ancêtres, sous la conduite du brave Rollon, faisait la conquête de la Neustrie qui leur fut concédée plus tard par le Roi de France, il se trouva un château qui, le dernier de tous, résista à leurs efforts ; c'était le château de Pirou, bâti par la puissance des fées, et d'une telle force que les Normands désespéraient de s'en emparer autrement que par la famine. Ce fléau ne tarda pas effectivement à tourmenter la garnison.
 Les Normands jurèrent que, dussent-ils y périr, ils ne partiraient pas de là que cette redoutable forteresse ne fut prise.

Un matin, ils sont surpris de ne plus entendre aucun bruit dans l'intérieur du château ; pas un homme n'apparaît ni sur les remparts, ni sur les tours, ni aux croisées. Ils ne doutent pas d'abord que ce soit un piège, et se gardent bien de monter à l'assaut.
 Plusieurs jours s'écoulent et toujours même silence. Et enfin, ils se décident à escalader les murs qui étaient d'une prodigieuse hauteur, et ils entrent dans la place.
 Ils n'y trouvent pas une âme ; je me trompe, il y avait un vieillard couché malade à l'infirmerie, qui n'avait pu suivre les autres, et qui raconta aux Normands comment la garnison s'était enfuie miraculeusement...


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Le château de Pirou

 La magie était cultivée de père en fils, par les seigneurs du château, qui en conservaient les livres très précieux. Quand les assiégés avaient vu qu'ils manquaient de vivres, et qu'ils seraient bientôt forcés de se rendre, ils s'étaient transformés en oies sauvages et envolés par dessus les remparts.
 Les Normands se rappelèrent alors qu'effectivement la veille du jour où un silence général avait commencé à régner dans le château, ils avaient vu plusieurs volées d'oies s'élever au dessus des toits, puis allaient s'enfoncer et disparaître dans les forêts et les marécages voisins. Mais on ne songe jamais à tout, quoiqu'on soit magicien.
 La métamorphose avait été très bien opérée, mais on n'avait pas prévu comment, une fois hors du danger, on reprendrait la figure humaine. Plus de livres alors, plus de moyens même d'articuler une parole. Force fut donc aux malheureux de rester, sous leur nouvelle forme, habitants des marais.
 Quand les Normands eurent embrassé la religion chrétienne, tous les livres magiques du château furent brûlés ; par conséquent moins d'espérance que jamais pour les malheureuses victimes de la métamorphose. Seulement, chaque année, cette race infortunée de volatiles revient visiter son ancienne patrie.

 Tel est le récit que, de génération en génération, on répétait dans le manoir féodal de Pirou. Si l'histoire doit être une image des siècles passées, les fables merveilleuses qui ont obtenu crédit rentrent dans ce domaine et peignent souvent mieux les hommes qu'une froide et sèche énumération de noms propres et de généalogies.

J. COUPPEY - in Annuaire du Département de la Manche (1835)
Par Jean-Pierre CRESPIN - Publié dans : Histoire du pays de Cotentin
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